GabonMatin vous livre l’intégralité du communiqué final du conseil des ministres du Gabon de ce jeudi 8 octobre 2026 à Libreville, présidé par le président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est réuni ce jeudi 8 octobre 2026, à 10 heures, dans la salle habituelle des délibérations du Palais de la Présidence de la République.
En ouverture des travaux, le Président de la République a entretenu le Conseil de la grave pénurie de carburant que la République Gabonaise vient de traverser. Le Chef de l’État a pris la pleine mesure des difficultés qu’elle a imposée aux populations comme aux opérateurs économiques.
Dès le mercredi 7 octobre 2026, le Président de la République a réuni l’ensemble des acteurs du secteur pour exiger la mise en œuvre de solutions immédiates. Des navires sont désormais à quai et les livraisons aux stations-service ont repris. Le retour à la normale interviendra progressivement. Le Chef de l’État a, en conséquence, instruit le Gouvernement d’assurer un suivi rigoureux et continu de la situation, jusqu’au rétablissement effectif et durable de l’approvisionnement sur l’ensemble du territoire national.
Analysant les causes de cette crise, le Président de la République a relevé que les perturbations dans le détroit d’Ormuz affectent la disponibilité et le prix des produits pétroliers sur les marchés internationaux, les fournisseurs privilégiant les destinations les plus rémunératrices. Toutefois, ces contraintes extérieures ne sauraient occulter les fragilités structurelles du dispositif national d’approvisionnement.
Rappelant que la sécurité énergétique constitue une exigence de souveraineté, le Chef de l’État a instruit le Gouvernement de lui présenter, lors d’un prochain Conseil des Ministres, un programme reposant sur trois axes : la modernisation de la Société Gabonaise de Raffinage (SOGARA) ; le renforcement des stocks de sécurité en produits pétroliers ; le lancement sans délai des études préalables à la construction d’une nouvelle raffinerie. Ce programme devra comporter un calendrier d’exécution et un plan de financement réalistes. Soulignant le caractère d’urgence de la construction d’une nouvelle raffinerie, le Président de la République a rappelé que l’État doit désormais anticiper les crises plutôt que de les subir.
Dans le même sens, le Président de la République a invité le Gouvernement à engager une réflexion profonde sur les mécanismes visant à alléger, voire de supprimer à terme, la charge que fait peser sur l’État le mécanisme de stabilisation des prix à la pompe. Cette charge mensuelle, comprise entre sept milliards (7 000 000 000) et neuf milliards (9 000 000 000) de francs CFA avant la guerre en Ukraine, a atteint quinze milliards (15 000 000 000) de francs CFA au cours de cette crise. Elle s’est élevée pour atteindre la somme de trente milliards (30 000 000 000) de francs CFA en septembre 2026, sous l’effet de la crise au Moyen-Orient.
Ce mécanisme fait certes de la République Gabonaise le pays de la sous-région où les prix des produits blancs et du gaz butane sont les plus bas. Mais Il prive toutefois l’État de ressources qui pourraient renforcer ses capacités d’investissement dans la santé, l’éducation et la lutte contre la pauvreté.
Enfin, le Chef de l’État a salué la patience et la discipline dont ont fait preuve les populations durant cette période. Il a en revanche dénoncé la revente illicite de carburant à des prix exorbitants, pratique qui doit cesser immédiatement : nul ne saurait tirer profit de la détresse des populations. Le Président de la République a instruit le Ministre du Pétrole et du Gaz ainsi que les membres du Gouvernement concernés de faire agir sans délai les services de contrôle et de répression compétents. Il a également exigé le strict respect des règles de sécurité, notamment l’interdiction de vendre ou de transporter du carburant dans des récipients non homologués.
Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :
Projet de loi portant ratification et modification de l’ordonnance
n°0002/PR/2026 du 26 février 2026 fixant les règles applicables aux paiements digitaux en République Gabonaise.
Le présent projet de loi, pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution, a pour objet de ratifier l’ordonnance n°0002/PR/2026 du 26 février 2026 fixant les règles applicables aux paiements digitaux en République Gabonaise et d’en modifier certaines dispositions.
Conformément à la réglementation de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) relative aux systèmes, moyens et services de paiement, ce texte consolide le cadre juridique national des paiements digitaux. Il vise à favoriser l’inclusion financière et la compétitivité des entreprises, à encadrer la fourniture de solutions de paiement sur le territoire national et à promouvoir l’interopérabilité avec les systèmes régionaux et internationaux. Il vise enfin à organiser la migration progressive vers la dématérialisation des paiements publics et privés.
Au regard de l’essor des transactions électroniques et de l’évolution rapide des moyens de paiement, le texte prévoit en outre que l’État met en œuvre, en collaboration avec les établissements de paiement, des programmes de communication, de promotion et d’éducation financière. Ces programmes doivent encourager l’usage des paiements digitaux par les commerçants, les entreprises et les citoyens.
Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, fixe les attributions et l’organisation du Ministère de la Réforme et des Relations avec les Institutions.
Il vise à clarifier, actualiser et mettre en cohérence les attributions du département avec le nouveau cadre institutionnel issu de la Constitution de la Vème République.
L’ancien Ministère en charge de la Réforme des Institutions devient ainsi le Ministère de la Réforme et des Relations avec les Institutions. Il reçoit de nouvelles attributions : la promotion de la bonne gouvernance ; les procédures législatives et réglementaires ; la réforme de l’État ; les relations avec les Institutions constitutionnelles et républicaines.
Le texte définit les missions du Ministère, notamment la conception et la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de réforme, de relations avec les Institutions et de promotion de la bonne gouvernance. Il précise l’organisation du département autour du Cabinet du Ministre, du Secrétariat Général, de l’Inspection Générale des Services, des Directions Générales et des organismes sous tutelle.
Projet de décret portant création, attributions et organisation de
la Direction Générale de la Promotion de la Bonne Gouvernance ;
Projet de décret portant création, attributions et organisation de
la Direction Générale des Relations avec les Institutions ;
Projet de décret portant création, attributions et organisation de
la Direction Générale de la Réforme de l’État.
Les présents projets de décret sont pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution et de la loi n°20/2005 du 3 janvier 2006 fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État. Ils portent création, attributions et organisation de trois (3) Directions Générales au sein du Ministère de la Réforme et des Relations avec les Institutions.
La Direction Générale de la Promotion de la Bonne Gouvernance est rattachée au Ministère en raison de la complémentarité entre les activités de réforme et celles de promotion de la bonne gouvernance. Ce rattachement assure une meilleure cohérence institutionnelle et une mise en œuvre plus efficace de la politique du Gouvernement en matière de gouvernance.
La Direction Générale des Relations avec les Institutions regroupe, au sein d’une structure unique, l’ensemble des relations entre le Gouvernement, le Parlement et les autres Institutions constitutionnelles. Elle remplace la Direction Générale des Relations avec le Parlement et la Direction Générale des Relations avec les Institutions Constitutionnelles Non Parlementaires. Cette fusion met fin aux déséquilibres constatés dans la répartition des compétences entre ces deux structures, ainsi qu’au sousemploi de certains services pendant les intersessions parlementaires.
La Direction Générale de la Réforme de l’État est chargée de mettre en œuvre la politique du Gouvernement en matière de réforme de l’État. Elle dote l’Administration d’un dispositif capable de piloter et de coordonner les réformes institutionnelles, administratives, politiques et électorales, et d’en assurer la cohérence. Elle veille également à leur conformité à la Constitution et à leur appropriation par les parties prenantes.
Projet de loi portant création, attributions et organisation du
Fonds de Garantie Automobile.
Le présent projet de loi, pris en application des dispositions de l’article 94 de la Constitution et de l’article 621 du Code des assurances des États membres de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances (CIMA), porte création, attributions et organisation du Fonds de Garantie Automobile (FGA).
Le FGA indemnise les victimes d’accidents de la circulation lorsque le responsable est inconnu, non assuré ou insolvable. Il complète ainsi le dispositif d’assurance automobile obligatoire et renforce la protection des victimes et de leurs ayants droit.
Le FGA est un établissement public à caractère administratif, doté de la personnalité morale et de l’autonomie administrative et financière. Il prend en charge les frais médicaux et indemnise les victimes de dommages corporels, dans la limite des barèmes réglementaires, lorsqu’aucune autre garantie ne peut être mobilisée.
Le Fonds comprend trois organes : un Conseil d’Administration, une Direction Générale et une Agence Comptable.
Projet de décret portant attributions et organisation du Ministère
de la Santé.
Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, fixe les attributions et l’organisation du Ministère de la Santé.
Il vise à renforcer l’efficacité du système national de santé. Pour cela, il rationalise les structures et les procédures et clarifie les missions et les responsabilités de chaque service. Il cherche aussi à améliorer la qualité de l’offre de soins, à mieux coordonner les services, à optimiser la planification et à renforcer le suivi et l’évaluation des politiques publiques de santé.
Composé de trois (3) chapitres et de douze (12) articles, le texte organise le Ministère autour des structures suivantes :
Il dote ainsi le Ministère de la Santé d’un cadre organisationnel moderne, adapté aux défis sanitaires actuels et futurs.
Ce cadre s’inscrit dans les orientations du Plan d’Action Gouvernemental et du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030.
Projet de décret portant création, attributions et organisation de
la Direction Générale de la Promotion de la Femme, de l’Équité et de l’Égalité des Sexes.
Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution et de la loi n°20/2005 du 3 janvier 2006 fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État, porte création, attributions et organisation de la Direction Générale de la Promotion de la Femme, de l’Équité et de l’Égalité des Sexes (DGPFEES). Il procède à la refonte de la Direction Générale créée en 2002. Ses missions sont adaptées aux nouvelles orientations du Gouvernement et aux engagements internationaux de la République Gabonaise en matière de promotion et de protection des droits des femmes.
La DGPFEES est chargée de mettre en œuvre la politique publique de promotion de la femme, d’équité et d’égalité des sexes. Elle agit notamment dans quatre domaines : l’autonomisation économique, sociale et politique des femmes ; la protection de leurs droits ; la lutte contre les violences faites aux femmes ; l’amélioration de leur accès aux financements et aux opportunités.
Elle développe en outre des partenariats avec les administrations, les collectivités locales, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux. Elle veille enfin à l’intégration systématique de l’approche genre dans les politiques, programmes et budgets publics.
Le texte renforce ainsi la coordination et la territorialisation des politiques en faveur des femmes, ainsi que le suivi des engagements internationaux souscrits par la République Gabonaise. Il abroge le décret n°000013/PR/MFPEPF du 17 janvier 2002 et toutes les dispositions antérieures contraires.
Projet de décret portant création, attributions et organisation de
la Direction Générale du Bien-Être.
Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution et de l’article 9 de la loi n°20/2005 du 3 janvier 2006 fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État, porte création, attributions et organisation de la Direction Générale du Bien-Être.
Il dote ce service central d’un cadre juridique adapté à ses missions. La Direction Générale du Bien-Être est chargée de mettre en œuvre la politique du Gouvernement en matière de bien-être social et d’évaluer les vulnérabilités des populations. Elle renforce également les dispositifs de protection des personnes vulnérables, notamment les conjoints survivants et les orphelins.
Le texte aligne l’organisation du secteur du bien-être social sur le nouveau cadre institutionnel et constitutionnel. Il renforce la coordination, la territorialisation et le suivi des politiques sociales et institue des Directions Provinciales sur l’ensemble du territoire national. Il abroge enfin les dispositions antérieures contraires, notamment celles du décret n°1271/PR du 8 octobre 1998.
Projet de loi portant réglementation de la publicité en République Gabonaise.
Le présent projet de loi, pris en application des dispositions de l’article 94 de la Constitution, porte réglementation de la publicité en République Gabonaise.
Il répond à quatre objectifs : encadrer les professions et activités publicitaires ; créer un cadre institutionnel favorable au développement du secteur ; renforcer la protection des consommateurs ; réprimer les infractions.
Le texte s’applique à l’ensemble des supports et formes de publicité : les médias traditionnels et numériques, l’affichage, les enseignes, le marketing, le parrainage et le mécénat. Il régit également l’activité des professionnels de la publicité. Ce dispositif repose sur un régime d’agrément des professionnels, d’autorisation préalable, de contrôle de conformité et de sanctions.
Le projet de loi protège les consommateurs, les mineurs, l’environnement et le droit à l’image des personnes. Il fixe en outre des règles particulières pour la publicité en ligne, la publicité des produits pharmaceutiques, alimentaires et cosmétiques, la publicité routière et la publicité gouvernementale.
Sa mise en œuvre reposera sur une coordination entre les administrations concernées et sur un suivi régulier des opérateurs du secteur.
Le Conseil des Ministres a pris acte des résultats de l’enquête sur la santé en milieu scolaire. Cette enquête a été conduite à partir d’octobre 2024 par le Ministère de l’Éducation Nationale et le Ministère de la Santé, avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO) et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Elle a évalué les comportements et l’état de santé des élèves, ainsi que les politiques sanitaires des établissements scolaires.
Les résultats révèlent plusieurs situations préoccupantes. Au cours du mois précédant l’enquête, 21,2 % des élèves ont consommé de l’alcool. Par ailleurs, 29,5 % des élèves vivent une insécurité alimentaire à domicile, et 39,7 % des élèves âgés de 13 à 17 ans déclarent avoir déjà eu des rapports sexuels. Enfin, 47,8 % des élèves ont subi au moins une blessure grave au cours des douze (12) derniers mois.
La santé mentale constitue le principal signal d’alerte. 74,3 % des élèves déclarent un sentiment de solitude et 64,3 % des troubles du sommeil, tandis que 22,7 % ont sérieusement envisagé de se suicider. Les violences en milieu scolaire aggravent cette situation : 17,9 % des élèves déclarent avoir été victimes de violences ou de harcèlement à l’école, et 9,9 % de cyberharcèlement.
Sur le plan des infrastructures, moins d’un tiers des établissements disposent d’un mécanisme formalisé de prise en charge sanitaire. Les déficits demeurent importants en matière d’eau potable, d’assainissement, d’équipements sanitaires et de dispositifs d’hygiène des mains.
Au regard de ces résultats, le Ministère de l’Éducation Nationale et de l’Instruction Civique a sollicité du Conseil, qui a marqué son accord, l’inscription du programme national d’assainissement scolaire « École ZEN
» dans la programmation budgétaire du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030, au titre des missions « Éducation » et « Cohésion sociale ». Il a également approuvé la mobilisation des partenaires techniques et financiers, ainsi que l’élaboration des textes réglementaires nécessaires à la mise en œuvre du programme.
Ces mesures visent à faire du programme « École ZEN » un levier transversal de valorisation du capital humain, de cohésion sociale et de sécurité, conformément aux Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies et à l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.
Le Conseil des Ministres a pris connaissance de deux communications du Ministre de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Énergie relatives au renforcement de la capacité nationale de production d’électricité.
La première communication a porté sur les centrales thermiques à gaz. Neuf (9) turbines bicombustibles, d’une capacité cumulée de deux cent cinquante-cinq (255) mégawatts (MW), ont été livrées. AKSA Enerji en a fourni sept (7) pour réhabiliter les centrales de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) d’Akournam et de Port-Gentil. Solar Energy Sustainable Services (SESS) en a fourni deux (2) : l’une pour renforcer la production à Port-Gentil, l’autre pour la centrale de Lambaréné.
Retardées de trois (3) mois par les perturbations dans le détroit d’Ormuz, les turbines d’Akournam et de Port-Gentil ont été posées sur site du 1er au 9 septembre 2026. Leur mise en service est attendue à la minovembre 2026. Dans l’intervalle, la continuité de la fourniture d’électricité est assurée par la Société de Patrimoine à Port-Gentil, et par la SEEG et les producteurs indépendants dans le Grand Libreville.
La seconde communication porte sur l’aménagement hydroélectrique de Kinguélé Aval, d’une puissance de trente-cinq (35) MW. Les travaux de gros œuvre de cet aménagement sont réalisés à 95 %. Après le raccordement au réseau, la mise en service des trois (3) turbines est prévue d’octobre à décembre 2026. Une fois achevé, le complexe de Kinguélé fournira plus de la moitié de l’énergie consommée dans le Grand Libreville. L’exploitation de l’ouvrage reste toutefois subordonnée à la délivrance de deux autorisations, dont les dossiers ont été transmis.
Le Conseil des Ministres a suivi avec une attention particulière la communication du Ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre relative à l’état d’avancement des projets de construction de logements sur l’ensemble du territoire national.
À ce jour, huit mille cinq cent trente-deux (8 532) logements font l’objet d’un suivi par le Ministère. Parmi eux, deux mille deux cent quaranteneuf (2 249) sont en cours de construction, réalisés par plusieurs promoteurs immobiliers dans différentes localités du pays. Par ailleurs, de nouveaux programmes immobiliers d’envergure sont en préparation dans les provinces de l’Ogooué-Maritime, de la Nyanga et de la Ngounié.
Ces programmes visent à renforcer l’offre de logements, en particulier pour les ménages et les jeunes actifs. Ils accompagneront également la transformation et le développement urbain des villes concernées.
Au titre de la diplomatie, de la coopération bilatérale et des affaires multilatérales, le Conseil des Ministres a marqué son accord aux demandes d’agrément concernant les personnalités diplomatiques ci-après :
République de l’Inde près la République Gabonaise avec résidence à Libreville ; - Madame Emmanuelle PLISSART DE FOY, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de Belgique près la République Gabonaise avec résidence à Brazzaville ; - Monsieur Abdoulkader Abdoulkader ABDOURAHMAN, en qualité
de Consul Honoraire de la République de Djibouti à Libreville.
Le Conseil des Ministres a approuvé la mise en place d’une Commission Nationale de Révision des Conventions auxquelles la République Gabonaise est liée dans le domaine économique.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de restauration des institutions et de sécurisation de la souveraineté économique. Elle part d’un constat : la République Gabonaise ne tire pas de profit optimal de l’exploitation de ses ressources naturelles ni de certains contrats en vigueur.
La Commission sera chargée de l’inventaire, de l’audit et, le cas échéant, de la renégociation des conventions économiques conclues par l’État. Elle devra identifier les déséquilibres éventuels de ces engagements et proposer les mesures propres à renforcer leurs retombées pour l’économie nationale, dans le respect des engagements internationaux de la République Gabonaise et du principe de sécurité juridique. Le projet de [décret] instituant la Commission comprend sept (7) articles.
Les travaux de la Commission reposeront sur une approche interministérielle. Ils associeront notamment les ministères en charge de l’Économie, de la Planification, des Transports, du Pétrole et du Gaz, des Mines, de l’Eau et de l’Énergie, de la Pêche, de l’Industrie, des Eaux et Forêts, du Commerce et des Travaux Publics. Cette composition permettra une analyse secteur par secteur des conventions et leur révision dans l’intérêt économique et stratégique de la Nation.
Le Conseil des Ministres a pris bonne note de la communication du Ministre relative à la création prochaine d’une taxe environnementale sur le torchage du gaz en République Gabonaise.
Cette taxe s’appliquera au gaz naturel torché ou rejeté à l’occasion des activités d’exploration, de développement, de production et de traitement des hydrocarbures sur le territoire national.
Elle poursuit plusieurs objectifs. Elle vise d’abord à réduire l’impact environnemental et social du torchage et du rejet de gaz naturel, ainsi qu’à prévenir le gaspillage des ressources naturelles. Elle doit aussi favoriser la transition énergétique et encourager la récupération et la valorisation du gaz, source de retombées socio-économiques.
Conforme aux engagements internationaux de la République Gabonaise en matière de protection de l’environnement, cette mesure renforcera également les ressources publiques et contribuera au développement de la fiscalité verte.
Le Conseil des Ministres a pris bonne note de deux communications présentées par le Ministre.
La première porte sur la Stratégie Nationale de Gestion de la Chasse et du Commerce de la Viande de Brousse (2026-2030). Inscrite dans le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), cette stratégie vise à faire d’une activité encore largement informelle une filière économique moderne, légale et durable. Aujourd’hui, ce caractère informel limite les recettes de l’État, fragilise les revenus des acteurs et favorise des circuits illicites sans traçabilité. La nouvelle filière devra concilier création d’emplois, développement rural, souveraineté alimentaire et conservation de la biodiversité.
La seconde porte sur le bilan de la co-facilitation franco-gabonaise du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC), exercée de juillet 2023 à avril 2026. Pour la première fois, un État du Bassin du Congo assurait cette co-facilitation. Elle a notamment abouti à l’adoption de l’Appel de Belém, qui vise à mobiliser au moins deux milliards cinq cents millions (2 500 000 000) de dollars des États-Unis d’ici 2030 en faveur des forêts du Bassin du Congo. Elle a aussi permis l’adhésion de dix-sept (17) nouveaux membres au Partenariat.
Le Conseil des Ministres a marqué son accord sur trois mesures présentées par le Ministre de la Santé.
La première mesure porte sur l’ouverture, dès l’année académique 2026-2027, d’une filière de formation des aides-soignants dans les Écoles Provinciales de Formation d’Action Sanitaire et Sociale (EPFASS). D’une durée de deux (2) ans, cette formation est ouverte aux titulaires du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) et conduit au Diplôme d’État d’Aide-Soignant. La première promotion accueillera soixantequinze (75) apprenants recrutés par concours, à raison de vingt-cinq (25) par établissement, à Mouila, Makokou et Oyem. Ce recrutement reste soumis à la validation des Ministères en charge de la Fonction Publique et du Budget. La mesure renforce le personnel paramédical, améliore la qualité de la prise en charge des patients et favorise l’insertion professionnelle des jeunes.
La deuxième mesure est le Plan d’urgence de redressement du Centre National de Santé Mentale (CNSM). Ce Centre est limité à quatre-vingt-sept (87) lits. Il est aujourd’hui saturé en raison de la hausse des troubles mentaux, notamment chez les personnes en situation d’errance à Libreville. Il souffre aussi de la vétusté de ses infrastructures et du manque de personnel, d’équipements et de médicaments.
Sur six (6) mois, le plan prévoit la réhabilitation du Centre, le renforcement de ses moyens humains et matériels et la sécurisation des patients et du personnel. À plus long terme, il prévoit la construction d’un hôpital psychiatrique à Port-Gentil et de centres provinciaux de santé mentale. Une commission interministérielle ad hoc en assurera la coordination. Le coût provisoire du plan est estimé à un milliard six cent cinq millions (1 605 000 000) de francs CFA.
La troisième mesure a porté sur le redéploiement des médecins spécialistes sur l’ensemble du territoire national. Les spécialistes sont aujourd’hui concentrés à Libreville et dans l’Estuaire, ce qui surcharge les structures de la capitale et multiplie les évacuations sanitaires. Chaque médecin spécialiste du secteur public effectuera désormais, selon une programmation du Ministère de la Santé, des missions obligatoires de quinze (15) jours à un (1) mois par an dans les structures de l’intérieur du pays. Les missions comprendront des consultations, des actes médicaux et chirurgicaux et le transfert de compétences aux équipes locales, avec l’appui de la télémédecine. Les structures d’accueil prendront en charge l’hébergement, la restauration et les déplacements des équipes. Cette réforme s’inscrit dans le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) et la Couverture Sanitaire Universelle (CSU).
Le Conseil des Ministres a pris bonne note de la communication relative au Guide de présentation d’un modèle économique de coopérative d’élevage de poulet de chair. Ce guide prolonge la mesure d’interdiction des importations de poulet de chair. Il vise à renforcer la production avicole nationale et à mieux structurer les coopératives, aujourd’hui encore très dépendantes de l’État et des
partenaires au développement. Il leur offre un cadre méthodologique pour bâtir des modèles économiques viables. Ce cadre couvre la mutualisation des intrants, la maîtrise sanitaire, la commercialisation, la gouvernance et l’accès aux financements. . MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION ET DES MÉDIAS
Le Conseil des Ministres a suivi avec intérêt la communication relative au désintéressement des épargnants de La Poste S.A., dans le cadre de la liquidation de cette société.
Le fichier initial compte soixante mille trois cent soixante et un (60 361) épargnants. Au titre de la première tranche, dix-neuf mille cinq cent quinze (19 515) dossiers ont été vérifiés, soit environ 32 %. Ces dossiers sont réglés de deux façons :
émis par le Trésor Public, dont seize mille neuf cent soixante-cinq (16 965) déjà remis et deux mille sept (2 007) restant à retirer ;
dont trois cent vingt-cinq (325) sont encore en attente du relevé d’identité bancaire de l’épargnant. Pour achever la première tranche, les bénéficiaires seront informés individuellement. Les bons pourront être retirés jusqu’au 30 octobre 2026 ; ceux qui ne l’auront pas été seront ensuite retournés au Trésor Public. Un état intermédiaire sera arrêté au 10 octobre 2026, avant la clôture administrative et financière de l’opération.
Le Conseil des Ministres a examiné la communication du Ministre relative à la situation de la Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon (SAEG) et de la Société Agropastorale du Gabon (AGROPAG). Faute de ratification, les ordonnances n°0014/PR/2026 et n°0015/PR/2026 du 26 février 2026, qui prévoyaient la dissolution de la SAEG au profit d’AGROPAG, sont devenues caduques. La SAEG demeure donc le support juridique de l’action de l’État dans le secteur, mais elle est aujourd’hui privée d’organe de direction.
Pour assurer la continuité des activités et protéger les actifs de l’État, le Conseil a décidé de placer la SAEG sous Administration Provisoire
pour une durée maximale de quatre-vingt-dix (90) jours. Cette administration est confiée au Directeur Général de l’Agriculture, qui l’exercera en plus de ses fonctions et sans rémunération supplémentaire. Il aura pour missions de sécuriser le patrimoine de la société, puis de conduire son audit et sa revue stratégique.
Par ailleurs, au regard des arriérés de salaires accumulés à la SAEG et à AGROPAG, le Conseil a instruit le Ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère, de procéder en urgence au règlement d’un premier tiers de ces arriérés, le solde devant être apuré selon un échéancier à convenir.
Le Conseil des Ministres a approuvé l’organisation à Libreville, en novembre 2026, de la 62ème Session Ministérielle du Comité Consultatif Permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique Centrale (UNSAC).
Ce mécanisme regroupe onze (11) États. Placé sous l’égide des Nations Unies, il constitue le principal cadre de concertation politique et sécuritaire en Afrique Centrale.
À l’occasion de cette session, la République Gabonaise accédera à la présidence tournante de l’UNSAC pour un mandat de six (6) mois, de novembre 2026 à mai 2027. Elle jouera ainsi un rôle accru dans l’orientation des initiatives régionales en matière de paix, de sécurité et de prévention des conflits.
Le Conseil des Ministres a marqué son accord pour la participation de la République Gabonaise aux Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI), qui se tiendront du 12 au 18 octobre 2026 à Bangkok (Thaïlande).
Cette mission permettra à la République Gabonaise de défendre ses priorités auprès des institutions financières internationales. Elle permettra aussi de mobiliser des financements publics, concessionnels et privés en
faveur des projets structurants du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030.
SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE Secrétariat du Conseil des Ministres
NDIAYE.
SAMBOU.
M. Joseph Norton MEESAN ;
Stephane
SERVICES D’APPUI INSPECTION DES SERVICES INSPECTEURS VERIFICATEURS Mmes :
OYOUOMI Natacha ; BIDIMOU Pélagie épse AWAYOGO ; ELENGA Jacqueline épse ONA ONDO ; OBONO NNA NDONG Ursule épse SOILIHI ; DAMAS IZOURE Delphine Josette ; NTOUMA Saturnine épse BOUROBOU ; MAVIKANA MANGANGUELA Ida Angélina ; BIKE ONDO Nicole ; AMIAR Yolande Alice ; MAYELE Christine épse ACKEYI.
MM :
BAKOLOSSO Tangui Gaëtan ; SIRI Simplice ; ZOULA NZE Modeste Symphorien ; AKOUANGOU Thierry Nazaire ; ZOBO Franck Albert ; MENZU ME NKIET Éric ; NKONA OKOUMA Hervé Georges ; AHENGONO MBINDAS Ross ; MBOUITYLA Karl Hans ; ENIE Louis Innocent Leilab ; KOUMBA GNOUNDOU Dieudonné ; MOTO NGUEMA Hervé ; MBUY-IBUTSI OBAME Richard. INSPECTEURS VERIFICATEURS ADJOINTS Mmes :
GUITOUMBA Clémence épse MBIKA BONGUILA ; OBIEME Jeaninne ; MENGUE Marie Claire épse OSSINDJI ; MIDANGA Eliane Frida épse MIDOUNGANI ; KOMBI Diane Mireille épse EMBINGA OKINDA ; ANKAMBI Annick Icoutou ; MOUSSAVOU BOUSSOUGOU Léa épse MAVIOGA ; MOUKALA Marie épse DOUMASSESSE ; BIYOGOU-BI-KOUMBE Flore ; MOUSSOUNDA EGOMBENGANI Patricia Jumaëlla épse AIDARA. MM :
EKORO Serge ; NGABINA Félix ; DIVINGU-DI-NGOL Katsime ; ANDOUKA Christian ; ADZUI BENGONE Aymar Stéphane ; OBIANG Agapit ; BEBONA Jean Florent ; MOUGHOMBO Jean Jacques ; LEBOUSSI SOUMBA Guy Bertrand ; SIMBA Wilfrid ; LOUDY Ferdinand Larry ;
MAVOUNGOU Nestor Bayonne ; TOMBANGOYE Constantin ; NKILI BENGONE Joseph. CHARGES DE VERIFICATION Mmes :
BERRE Victoria Yolande Daphnée ; MEIYE Louise Olga Edwige épse MBA N’NATH ; MM :
KOUMBA MOULAKOU Stephen Maloumbi.
Eliante.
Générale Et De Souveraineté : M. NGOUNGA Habib Gwladys. - Chef De Service Des Dépenses Administration Sociale Et
Education : M. DJOUMBI MBADINGA Gildas.
MEBALE MINKO. - Chef De Service Informatique : M. OKIKADI Modeste.
épse ISSOGUI. - Chef De Service Dépense : Mme NGAUYILA Laure.
NGUEMA. - Chef De Service Recette : M. KAKAYI NDIBANGOYE Léonce. - Chef De Service Dépense : Mme EBALI AMANIE Anouche Susie
Célie.
Giresse. - Chef De Service Compte De Gestion : M. MAVOUNGOU Hugues
Patrick.
BIDONA.
BOLO. - Chef De Service Comptabilité Et Règlements : Mme AWANGUI-
KAMEYOUSSA OKOU Lizzie-Graziella.
Kevin Loulys.
Carine épse FOUNGUI. PERCEPTION DE LECONI
Angélique Hortense. - Chef De Service Dépense : M. LEYEME Sylvain. - Chef De Service Comptabilité Et Règlements : M. ANTCHOUE
DAMAS Frédéric Guillaume.
Guelord.
Fortuné.
SALLA.
DENGUE Kevine épse SANDZA. - Chef De Service collectivités Locales : Mme ISSOGUI NONDO
Sylvie Germaine.
Sophie.
MBOUMBOU. - Chef De Service Dépense : Mme OSSIE Gertrude.
BIBALOU Mireille.
Ulrichmanga.
épse BETOLE ADA.
Ariane Sonia épse MAKAMBA.
Romina Layda Andry.
GUISSONY Francisca Constance.
MPOUHO. - Fondé De Pouvoirs : Mme MBINA Prudentienne épse MAGANGA
BOUNDA. - Chef De Service Comptabilité Et règlements : M. OLOUO
OKOUMBA Jean Marie.
Laure Edith.
Arnold Cédric. - Chef De Service Compte De Gestion : M. BOUDINGA NZENGUE
Idriss. - Chef De Service Dépense : Mme JAMES AWONGO Isabelle.
Joseph Merille. AGENCE COMPTABLE DE L’AGENCE NATIONALE DE FORMATION ET DE PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNELS
DA.
SOU. - Chef De Service Dépense : M. NDIBANGOYE OSSOUNGOU Dharryl Maibel.
GUENDZA
DA ;
confirmé.
M. Efferol MACHOPO en remplacement de M. Marc Alain ENGANGOYE MBUNGU.
Tessy Axel SOUGOU MOUSSAVOU en remplacement de M. Efferol MACHOPO.
Mme. Inès KOMBA en remplacement de M. Tessy Axel SOUGOU MOUSSAVOU.
LANGOYE, confirmé.
OBIANG en remplacement de M. Agaton Sylvain BOULONDO MAKITA.
GALEMI, confirmée.
de M. Léonard BOUNGUEMBE.
MATOKA en remplacement de M. Joachim AKONO NDONG.
Chef Cantonnement d’Okondja : M. Didier MBADINGA, confirmé.
Chef Cantonnement de Boumango : M. Cedric DOUKAGA DOU-
KAGA en remplacement de M. Yves NDOUMOU.
SOUORI en remplacement de Mme Patricia Josiane AKOTA DOWE.
AWORET en remplacement de M. Cédric DOUCKAGA DOUCKAGA.
Victor MAMFOUMBI.
remplacement de Mme Frédérique Françoise MEZENZ-ME-NDONG.
remplacement de M. Junior PEME.
TEGHE en remplacement de M. Landry NGUIMBI.
en remplacement de M. Yannick FAUSTHER AWORET.
remplacement de M. Nogaret MVE ELLA.
NDJOUMBI en remplacement de M. Armel OKOTA AKOYET.
NDOKOUE en remplacement de M. Alban NDO’O MBA MINTSA.
Didier ATOME BIBANG.
Chef Cantonnement de Mabanda : M. Jacques Régis Anselme
KASSELE, confirmé.
MENGARA, confirmé.
GUI.
Chef Cantonnement de Mekambo : M. Gislain MAKITA INDZANDO, confirmé.
remplacement de M. Ronny Axel LITONA BOUBAYA.
Chef Cantonnement d’Iboundji : M. Bertrand NZARIKOKE, confirmé.
NGAKAMA MABAKA en remplacement de M. Viannet MIHINDOU.
confirmé.
NANGA, confirmé..
remplacement de M. Casimir MOUKAGNI.
de M. Thierry NDONG NSO.
MAKITA en remplacement de M. Ange Bertrand FAMA OYONO.
Chef Cantonnement de Medouneu : M. Georges GUIBINGA, confirmé.
ANGO BILIE, confirmé.
remplacement de Mme Anasthasie BILO’O B’ONDO épouse EYA.
en remplacement de M. Etienne MOULENZI BAGAFOU.
Directeur Général : M. Juducael ANVANE OBAME ;
Directeur Général Adjoint : M. Serge MIBANI ;
Directeur de la Protection de la Nature : M. Kendrick PAMBO
BOUASSA.
NZIGOU.
Auteur : Gabon Matin